Accoucheur

Sommaire

L'accoucheur (un médecin, une sage-femme ou un maïeuticien) est la personne qui aide une femme à accoucher. On dit aussi que c'est une personne aidant à la venue au monde d'un enfant ; celui, celle dont la profession est de faire des accouchements. Découvrons maintenant sa formation et son travail.

Accoucheur : définitions

L'accoucheur est un médecin, ou bien une sage-femme :

  • l'obstétricien est un médecin ;
  • la sage-femme (féminin) : est la « personne sachant sur la femme » ;
  • le maïeuticien (masculin).

L'accoucheur est celui qui amène une personne à découvrir les idées, les sentiments qui se trouvent en lui. Un accoucheur des intelligences, des âmes. Pour Socrate, dont la mère était sage-femme, la maïeutique, c'est l'art de faire accoucher les esprits.

Bon à savoir : l'obstétrique est la science médicale qui traite de la grossesse.

Accoucheur : fonction, rôle, et suivi

Gynécologue-obstétricien

Il est un médecin spécialiste :

  • de la physiologie féminine ;
  • de la maternité ;
  • de la grossesse ;
  • de l'accouchement et de ses suites ;
  • de la contraception ;
  • du dépistage du cancer... 

Il pratique des manœuvres obstétricales (forceps, ventouses), des actes de chirurgie comme la césarienne.

Sage-femme

Elle appartient au conseil de l'ordre des sages-femmes. En France, c'est une profession de santé médicale. Dans d'autres pays, c'est une profession paramédicale.

Son métier consiste à prendre en charge une femme enceinte avant, pendant et après la naissance de l'enfant.

La pratique universitaire de l'obstétrique est un lieu d'enseignement par des formations continues pour les praticiens et par la formation de personnes spécialistes. Cette profession est pratiquée depuis l'Antiquité, essentiellement par des femmes. Il existe aujourd'hui des hommes. On les appelle maïeuticien.

Voici la définition de la sage-femme selon l'Organisation mondiale de la santé. Cette définition est reprise de manière internationale :

« Une personne qui a suivi un programme de formation reconnu dans son pays, a réussi avec succès les études afférentes et a acquis les qualifications nécessaires pour être reconnue ou licenciée en tant que sage-femme. »

Elle doit être en mesure de :

  • donner la supervision, les soins et les conseils à la femme enceinte, en travail et en période post-partum ;
  • d'aider lors d'accouchement sous sa responsabilité et prodiguer des soins aux nouveau-nés et aux nourrissons ;
  • ses soins incluent des mesures préventives, le dépistage des conditions anormales chez la mère et l'enfant, le recours à l'assistance médicale en cas de besoin et l'exécution de certaines mesures d'urgence en l'absence d'un médecin ;
  • elle joue un rôle important en éducation sanitaire, non seulement pour les patientes, mais pour la famille et la préparation au rôle de parents et doit s'étendre dans certaines sphères de la gynécologie, de la planification familiale et des soins à donner à l'enfant ;
  • la sage-femme peut pratiquer en milieu hospitalier, en clinique, à domicile ou en tout autre endroit où sa présence est requise.

Accoucheur : formation

Formation de l'obstétricien

En tant que médecin, le gynécologue-obstétricien a passé toutes les étapes du cursus des études de médecine :

  • Une ou plusieurs années d'études supérieures de santé MMOP (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie) :
    • parcours spécifique « accès santé » avec une option d'une autre discipline (PASS) ;
    • ou licence avec option « accès santé » (L.AS) ;

À noter : la PACES (première année commune aux études de santé) qui conduisait au concours pour accéder en 2e année de médecine est supprimée depuis la rentrée 2020. De nouvelles modalités d'accès aux études de santé ont été mises en place (décret n° 2019-1125 du 4 novembre 2019). Les étudiants peuvent choisir entre différentes voies d'accès aux études de médecine : un PASS, une L.AS ou encore une formation de 3 ans conduisant à un titre ou diplôme d'État d'auxiliaire médical. Le nombre d'étudiants admis en 2e année dans les différentes filières est défini par les universités (numerus apertus) et les agences régionales de santé (ARS).

  • 2ème et 3ème années : tronc commun.
  • 4ème, 5ème et 6ème années, externat : formation médicale complète, avec au terme, le diplôme de formation approfondie en sciences médicales, DFASM, niveau master.
  • 2 preuves classantes nationales : le classement détermine la possibilité de choisir une spécialité.
  • La spécialité gynécologie-obstétrique consiste en une formation en 4 ou 5 ans, avec des stages en services hospitaliers et services de garde. Il se termine par le diplôme d'études spécialisées, DES.
  • Après la soutenance d'une thèse devant un jury, le diplôme d'État de docteur en médecine est délivré.

Bon à savoir : la plateforme d'inscription dans l'enseignement supérieur, Parcoursup, remplace le portail Admission Post-Bac (APB) depuis janvier 2018. Parcoursup permet aux lycéens, apprentis ou étudiants en réorientation qui souhaitent entrer dans l'enseignement supérieur de se pré-inscrire et de déposer leurs vœux de poursuite d'études, puis de répondre aux propositions d'admission des établissements dispensant des formations de l'enseignement supérieur (licences, STS, IUT, CPGE, écoles d'ingénieurs, PASS, etc.). Les bacheliers qui n'ont reçu aucune proposition sur Parcoursup (en phase principale ou complémentaire) peuvent bénéficier d'une aide financière (comprise en 200 et 1 000 €) s'ils acceptent une proposition de la Commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) entraînant un déménagement.

À noter : une contribution vie étudiante et de campus (CVEC) de 100 € (année scolaire 2023-2024) doit être réglée avant l'inscription dans un établissement d'enseignement supérieur. Le paiement de la contribution s'effectue depuis le site de la CVEC. Certains étudiants sont toutefois exonérés (étudiants boursiers ou bénéficiaires d'une aide spécifique annuelle, réfugiés, bénéficiaires de la protection subsidiaire, etc.).

Formation des étudiants sages-femmes

Depuis 1982, la profession accueille des hommes, mais ils sont peu nombreux, 1 % d'hommes et 99 % de femmes :

  • 2 parcours possibles en remplacement de la 1re année commune aux études de santé (PACES) depuis la rentrée 2020 : licence « L.AS » ou « PASS », d'une durée de 1 à 3 ans :
    • PASS : « parcours d’accès spécifique santé » avec option d’une autre discipline. Après validation de la 1re année de licence, possibilité de présenter sa candidature pour accéder aux filières médicales MMOPK (médecine-maïeutique-odontologie- pharmacie- kinésithérapie). Il n'est pas possible de redoubler la PASS.
    • L.AS : « licence accès santé ». La validation de cette 1re année de licence permet l'admission en 2e année dans la licence majeure choisie, et de présenter sa candidature pour accéder aux filières médicales MMOPK. Il est possible de redoubler la licence mais sans candidature possible aux études de santé.
  • Le premier cycle, DFGSMa dure 3 ans, et confère le diplôme de formation générale en sciences maïeutiques, DFGSMa, obtenu après les 3 premières années d'études : la licence, la deuxième année DFGSMa2, et la troisième DFGSMa3. Deuxième et troisième années alternent entre cours théoriques et pratiques pour acquérir les bases de la physiologie obstétricale, gynécologique et pédiatrique.
  • Le deuxième cycle, DFASMa dure 2 ans, et donne aux étudiants le diplôme de formation approfondie en sciences maïeutiques, DFASMa. Les deux dernières années continuent l'enseignement théorique et pratique, et se consacrent à l'apprentissage du diagnostic, ainsi qu'à l'étude de la pathologie obstétricale, gynécologique et pédiatrique, la contraception, l'échographie, l'aide médicale à la procréation, etc. À la fin de la cinquième année, le diplôme d'état de sage-femme est délivré. Il est obligatoire  pour pratiquer la profession.

Bon à savoir : le décret du 15 décembre 2014 permet aux titulaires du diplôme d'État de sage-femme obtenu à partir de l'année 2014-2015 d'avoir le grade universitaire de master de plein droit.

Accoucheur : spécialités

Poursuite des études à l'université

Un accoucheur (sage-femme et obstétricien) peut poursuivre des études universitaires, et/ou se spécialiser :

  • en phytothérapie, en fleurs de Bach, en naturopathie ;
  • en homéopathie ;
  • en acupuncture ;
  • en hypnose ;
  • en ostéopathie ;
  • en échographie ;
  • en psychologie, en sciences humaines, en pédagogie, etc.

Les diplômes brigués par les sages-femmes

Il existe des DU (diplôme universitaire) en facultés de médecine pour les sages-femmes, par exemple :

  • contraception et gynécologie ;
  • dans la recherche (chercheur/chercheuse en maïeutique) ;
  • éthique et déontologie, soins et santé, etc.

Une sage-femme peut intégrer, après l'obtention d'un concours, l'école de puériculture, d'une durée d'un an.

Bon à savoir : une sage-femme peut travailler en milieu hospitalier public, en clinique privée, en libéral...

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